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Une Bulle Startup ?? ( chapitre III Fin)

Toutes les questions vont dans un seul et unique sens celui de : où et comment dois-je investir ? Et je dis qu'il faut un équilibre. Investir dans la nouvelle économie pour progresser, changer notre société mais aussi investir dans ce qui fait que nous gardons les pieds sur terre dans l'industrie le petit commerce etc.........

Un autre souci est celui de l'évaluation de ces startups.

Comment avons-nous pu passer d'une système précaution extrême dans nos investissements au travers du marché boursier ou bancaire avec des taux de rentabilité drastiques, des rendements du capital imposés, des taux d'endettements sur capital ou sur marge étudiés dans tous les sens a des investissements sans garde-fou, qui pour certains revient à faire un pari sur l'avenir.

Pour finaliser une idée de startup : j’ai besoin de temps et de capitaux !! Oui et après.

Seuil de rentabilité, taux d'endettement, retour sur investissement, rentabilité du capital, prévisionnel etc.... que nenni rien de rien.

Oui, il est important de laisser la chance au produit ou à l'idée bien entendu, mais lorsque cela relève de la sphère privée cela ne me gêne pas. Chacun est libre d'investir là ou il le veut comme également n'importe quelle entreprise. Cela me gêne quand les financements proviennent d’entreprises publiques ou du système bancaire car en cas de bulle et d'explosion de cette dernière le consommateur, le client, le contribuable est toujours celui qui paye.

Et il aura la double punition : la première d’avoir financé la disparition de pans économiques entiers et la seconde d'essuyer les pertes du secteur économique pour lequel on lui a fait de belles promesses.. En outre l’argent publique est de nature à modifier l’état de concurrence et donc de fausser le marché, ou bien de ne pas permettre à des entreprises qui en valent le coup de passer à la trappe de subventions.

Il me semble donc important et nécessaire que cette liberté entrepreneuriale soit faite de raison, et c’est non seulement à l’Etat mais aussi à l’ensemble des acteurs de la vie économique de mettre des garde-fous, et surtout de ne pas donner d’illusion, ni aux créateurs, ni aux investisseurs.

On peut certes s’enorgueillir que la France dispose de la plus forte délégation en terme de startups au CES de Las Vegas mais combien seront-ils demain ?

Enfin, cela me rappelle le temps où nous étions capable de déposer des brevets innovants dans tous les domaines, des licences d’exploitations pour qu’au bout du compte nos cerveaux fuient à l’étranger parce que l’arbitrage fiscal rentre en compte inévitablement à un moment donné dans la vie d’une entreprise. Il est peut être marrant de se voir décerner la palme du nombre de startups mais nous rirons moins lorsqu’elles auront décollées et qu’au final elles partiront dans des pays fiscalement plus avantageux parce qu’elles auront su décoller avec l’argent public et le nôtre également.

Les bonnes décisions s’imposent donc au niveau politique. Ces jeunes entrepreneurs se créent leur monde mais sont en apprentissage d’eux-mêmes de leur capacité de leurs ambitions et cela vaut, en revanche, le coup d’être vécu.

Il y a donc un double challenge : faire évoluer sa boite et devenir un vrai manager d’entreprise.

Mon modèle repose sur cette conviction et en quelques points :

Comment développer la motivation entrepreneuriale mais surtout le sentiment entrepreneurial. Le suis-je ou non réellement et qu’est-ce que cela peut faire ?

On peut se poser la question du fait d’être ou non entrepreneur pour créer sa boite. De facto si on crée sa boite on est entrepreneur sur le papier mais pas forcément dans l’attitude et les compétences ni même dans l’envie.

On peut juste vouloir faire aboutir son idée ! Là il faut le déterminer rapidement pour ensuite s’entourer d’une équipe d’intra-preneurs.

Cela nécessite également un accompagnement qui permettra non pas de dire si l’idée ou non est bonne mais de la faire émerger pour qu’elle soit novatrice ou réponde à un besoin présent ou futur d’un marché présent ou émergent.

Un accompagnement sans langue de bois qui dépasse par conséquent le sens technique du cela ne marchera jamais. C’est de l’accompagnement dans le bon sens du terme.

C’est aussi savoir écouter, observer et boxer s’il le faut pour aguerrir et faire aboutir un projet. En quelque sorte être un coach.

Mettre en phase, structurer en mode projet, ce ou ces projets pour les accompagner techniquement et porter ensuite la création.

Dans le même temps si la startup est incubée dans un groupe, il faudra porter le groupe et le préparer dans cet accompagnement mais aussi s’adapter dans de nouveaux process pour intégrer de nouvelles méthodes de fonctionnement.

Il me semble nécessaire de créer les conditions favorables à cet écosystème et notamment dans le domaine de la formation de ces futurs chefs d’entreprises et surtout dans les conditions juridiques et fiscales intéressantes pour les garder sur notre territoire.

Loin de moi l’envie d’obliger mais de permettre à temps choisie de se former au rôle de chef d’entreprise via des MOOC ou tous autres supports actuels.

  1. Un statut S.U

De même, on parle de startup mais la réalité est tout autre. Une startup est une SARL, SASU, SAS, EI etc….. donc totalement dans les mêmes conditions qu’une société classique avec les mêmes contraintes en cas de RJ ou liquidation. Pourquoi ne pas créer un statut SU, allégé dans ses formalités tant qu’il n’y a pas eu de levée de fonds. Reconnaitre l’existence juridique de l’idée et du chef d’entreprise sans avoir tout l’armada des contraintes d’une SAS classique à partir de l’instant où le porteur de projet est en phase d’accompagnement dans un réseau reconnue ou un incubateur.

  1. Avantager la fiscalité partenariale

De même, tous dispositifs qui favoriseront la multiplication des partenariats, mécénats, sponsoring etc…. doivent être encouragés et développer avec une fiscalité avantageuse. Un jeune chef d’entreprise qui est incubé au sein d’un grand groupe, ou d’une PME doit avoir les moyens de son développement. Aider le groupe ou la PME c’est donner plus de moyens au même titre que la recherche ou que l’embauche d’un salarié.

  1. Former en souplesse

Beaucoup de jeunes chefs d’entreprises ne sont plus en phase étudiante, voire certains sont hors du cursus scolaire parce qu’ils veulent vivre la création de leur entreprise. Tout comme un sportif de haut niveau qui doit prévoir son avenir, ces jeunes doivent recevoir un niveau d’étude suffisant pour non seulement porter leur entreprise mais également penser au rebond si leur entreprise ne fonctionne pas. Cela ne peut être possible qu’avec des cursus adaptés, et pas seulement en fonction d’un niveau à atteindre mais de compétences à atteindre et non dans un temps donné mais dans un temps choisi, mais tout de même avec obligation d’obtenir des UV.

  1. Garantir une couverture sociale

Enfin, il me semble nécessaire de défiscaliser en totalité les premiers milliers d’€ que peut gagner un créateur. En effet, on s’aperçoit que la route est longue et que pendant 1, 2 ans, voire plus certains n’ont quasiment aucun revenu et que dès qu’ils commencent à gagner un peu d’argent la solution est de quitter le territoire. Défiscaliser mais aussi garantir une couverture sociale par un dispositif symbolique.

Tag(s) : #Start-up, #Startup développement, #Création, #Coaching

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